Fermer cette fenêtre...

Identifiant :

Mot de passe :

Soumettre

Réseau d'observation de mammifères marins
 
 
 

Les phoques et le morse de l'Atlantique

Le terme «pinnipèdes», qui signifie «pattes palmées», a longtemps été utilisé pour représenter un sous-ordre comprenant trois grandes familles, soit les phocidés (phoques), les otariidés (otaries à fourrure et lions de mer) et les odobenidés (morses). Le sous-ordre des pinnipèdes est aujourd'hui considéré désuet. Les trois familles sont plutôt regroupées dans l'ordre des carnivores et plus spécifiquement dans le sous-ordre des caniformes, qu'elles partagent avec d'autres familles telles que les canidés (ex.: chiens) ou les ursidés (ex.: ours). Certains auteurs ont maintenu l'existence du terme «pinnipèdes», mais avec le rang de super-famille au sein du sous-ordre des caniformes.
 
Au Québec, en particulier dans le Saint-Laurent, on ne retrouve que des représentants de la famille des phocidés, c'est-à-dire des phoques et des éléphants de mer. Ces espèces sont le phoque commun, le phoque gris, le phoque du Groenland et le phoque à capuchon. Les phoques barbus et annelés, qui vivent plus au nord, peuvent exceptionnellement être observés sur la Basse-Côte-Nord ou dans l'estuaire du Saint-Laurent. Les phoques se distinguent par l'absence de pavillons d'oreilles externes. En effet, on observe seulement un petit orifice à l'arrière des yeux. Leurs nageoires postérieures sont allongées derrière le corps et permettent la propulsion de l'animal au cours de la nage. Les nageoires antérieures, très courtes, servent principalement de gouvernail lors de la nage, mais permettent aussi aux phoques de se mouvoir de façon maladroite sur la terre ferme et de nager sur place.
 
Dans le Saint-Laurent, on ne retrouve aucun représentant de la famille des otariidés (otaries et lions de mer).  Ils se différencient des phoques par la présence de pavillons d'oreilles externes. Une autre particularité importante concerne leurs nageoires. Les nageoires antérieures sont plus longues, ce qui leur permet une propulsion sous l'eau ainsi qu'un déplacement plus adroit sur terre que les phoques. Quant aux nageoires postérieures, les otaries sont capables de les replier vers l'avant sous leur corps. Cette importante différence leur permet de soulever leur ventre du sol, donc de «marcher» sur la terre ferme.
 
Le morse de l'Atlantique fait partie quant à lui de la famille des odobenidés, qui regroupent uniquement les morses. La population de la Nouvelle‑Écosse, de Terre‑Neuve et du golfe du Saint‑Laurent a été chassée au point de disparaître du pays à la fin du XVIIIe siècle.  Des observations récentes sporadiques d'individus et de petits groupes dans le golfe du Saint‑Laurent et au large de la Nouvelle‑Écosse ne sont pas considérées comme preuves de rétablissement. D'autres populations sont présentes dans l'Arctique. Tout comme les phoques, les morses ne possèdent pas de pavillons d'oreilles externes. Ils sont facilement identifiable par la présence de longues canines (défenses), leur couleur cannelle, leur grande taille et l'absence de poils visibles ou de fourrure sur le corps.
 

Pour en savoir plus
Biologie des phoques Données insuffisantes
Au même titre que les baleines, les phoques sont des vertébrés qui appartiennent à la classe des mammifères. Toutefois, contrairement aux baleines qui vivent exclusivement dans l'eau, les phoques ont évolué de façon à pouvoir tirer avantage des richesses de la mer, tout en maintenant un lien étroit avec la terre ferme. Découvrez leurs adaptations...
Pour en savoir plus
Phoque commun (Veau marin) Non en péril
Le phoque commun est le plus petit des quatre espèces de phoques que l'on retrouve dans le Saint-Laurent. Comme le béluga, il y vit à l'année. Bien qu'il possède une très grande distribution mondiale, il demeure une espèce fragile dans certains secteurs du golfe et de l'estuaire du Saint-Laurent.
Pour en savoir plus
Phoque gris (Tête de cheval) Non en péril
Le phoque gris est l'un des plus gros phoques fréquentant le littoral des eaux de l'est de l'Atlantique. La forme de sa tête, rappelant celle d'un cheval en raison de son long nez légèrement arqué, est un trait caractéristique pour le reconnaître. Dans le Saint-Laurent, il est souvent confondu avec le phoque commun puisqu'il fréquente souvent les mêmes sites d'échouerie que celui-ci. Sa population serait en augmentation. 
Pour en savoir plus
Phoque du Groenland (Loup marin de glace) Non en péril
Ce phoque est le plus abondant et le plus connu des phoques fréquentant les eaux du nord-ouest de l'Atlantique. Il s'agit d'une espèce étroitement reliée aux mouvements des glaces.
Pour en savoir plus
Phoque à capuchon (Phoque à crête) Non en péril
Ce phoque de grande taille tient son nom de la poche gonflable que le mâle adulte possède sur le dessus de son nez. Il s'agit d'une espèce moins commune de l'estuaire du Saint-Laurent. Toutefois, le jeune phoque à capuchon, appelé «dos bleu» en raison de sa coloration particulière, erre dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent tout au long de la saison estivale.
Pour en savoir plus
Phoque annelé (phoque marbré) Non en péril
Le phoque annelé est le plus petit et le plus abondant des phoques qui habitent les eaux de l'Arctique.  Son nom découle de la présence d'anneaux gris pâle ou beiges sur le dos de l'individu adulte. Bien que moins commun dans l'Atlantique canadien que les quatres espèces de phoques présentées précédemment, on peut l'observer sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent durant l'hiver.
Pour en savoir plus
Phoque barbu (phoque à moustaches) Données insuffisantes
Le phoque barbu habite les eaux froides des mers arctiques. Il est rarement observé dans le golfe du Saint-Laurent. Il s'agit d'un gros phoque dont le corps semble très long, en raison de la petite taille de sa tête et de ses nageoires. Son nom découle de ses moustaches qui sont très apparentes, longues et denses.
Pour en savoir plus
Morse de l'Atlantique Préoccupant
Le morse de l'Atlantique est une espèce facilement reconnaissable en raison de son physique caractéristique. Il s'agit d'un animal de grande taille et de couleur brun foncé qui arbore de longues canines communément appelées «défenses». Cet animal social qui vit en grands groupes est très rarement observé dans le golfe du Saint-Laurent.

 

 
 
Retour au haut du document...
 

© Réseau d'observation de mammifères marins, 2017 Section administrative Mise à jour : 30 juin 2015

43, rue Alexandre, suite 100, Rivière-du-Loup, Québec, G5R 2W2
Tél: (418) 867-8882  Téléc: (418) 867-8732  Courriel: info@romm.ca